[17 octobre 2005] Marc Ravalomanana échappe à la mort Journal de la Réunion Clicanoo
Mercredi dernier, le président malgache et sept autres personnes dont son épouse, qui avaient pris place dans un hélicoptère pour une visite sur le terrain dans la région de Fianarantsoa au sud de la capitale, ont échappé de peu à la mort. Leur appareil s'est écrasé à l'atterrissage à Imerin'Imady et s'est retourné avant de prendre feu. Les huit occupants ont été dégagés in extremis.
Les hommes politiques de la Grande Île n'ont décidément pas de chance avec les machines volantes. Le 30 juillet 1976, Joël Rakotomalala, Premier ministre malgache, trouvait la mort dans un accident d'hélicoptère. On ne compte plus les militaires ou hommes politiques qui ont trouvé ou échappé de peu à un destin tragique lors de déplacements à travers Madagascar. Rien de tel à première vue dans l'accident d'hélicoptère dont a miraculeusement réchappé le président Marc Ravalomanana et les sept personnes qui l'accompagnaient. Défaillance technique ou erreur de pilotage sont pour l'instant les pistes privilégiées. Marc Ravalomanana affectionne tout particulièrement l'avion ou l'hélicoptère pour ses déplacements. Le gouvernement malgache a fait l'acquisition d'un Boeing 737 exclusivement destiné aux déplacements du président.
TROIS CAUSES ENVISAGÉES
Mercredi dernier, c'est à bord d'un hélicoptère que Marc Ravalomanana décolle pour une visite sur le terrain dans la province de Fianarantsoa au sud de la capitale Antananarivo. Le président malgache a pris place à côté du pilote, Louis Pharrand. Dans l'appareil prennent également place le ministre en charge de la décentralisation Angelin Randirianarison, l'épouse du président, son aide de camp, son médecin personnel et un garde du corps. Accompagné d'un autre appareil où se trouvent des journalistes et des politiques, l'hélicoptère présidentiel effectue six escales sans problèmes. Les choses se gâtent à l'approche de Imerin'Imady à 12 km à l'est d'Ambositra vers 15 h. La première machine se pose sans difficulté. Dans la foulée, l'appareil où se trouve Marc Ravalomanana doit le rejoindre. Que s'est-t-il alors passé ? “Trois hypothèses sont avancées, analyse notre confrère La Gazette de la Grande Île. Le premier hélicoptère soulève un épais nuage de poussière en se posant. Le sol est donc masqué lorsque l'appareil présidentiel engage sa manœuvre d'atterrissage. Faute de repères, il heurte violemment le sol et est déséquilibré. Seconde hypothèse, sur le terrain en pente, le pilote évalue mal la distance entre sa machine et le sol d'où le crash. Il n'est pas à exclure que l'hélicoptère s'est posé sur le bord d'un champ à flanc de colline sur une terrasse aménagée et a été déstabilisé. Dernière hypothèse, l'appareil est plaqué violemment au sol par une bourrasque soudaine ou son atterrissage a été perturbé par les turbulences générées par l'autre hélicoptère.” L'appareil présidentiel prend contact avec le sol très cabré. La queue et le rotor touchent. Déséquilibrée, la machine se couche sur la gauche puis se retourne. Les pales principales volent en éclat. Un incendie se déclare à hauteur de la turbine. Les occupants sont évacués de la cabine disloquée. Tous sont indemnes mais l'hélicoptère est détruit. Secoué mais ne souffrant d'aucune blessure, Marc Ravalomanana poursuit sa visite sur le terrain avant de regagner la capitale dans un autre appareil envoyé en renfort.
Alain Dupuis Clicanoo