|
ANTANANARIVO, 20 février (XINHUANET) -- Actuellement, on enregistre en moyenne 37 nouveaux cas de dengue par jour à Toamasina, premier grand port malgache à 360 km à l'est d'Antananarivo, a-t-on appris samedi de source officielle.
"Le centre hospitalier n'est pas débordé. Toutefois, nous avons un grand problème: les deux tiers du personnel soignant sont, en ce moment, malades, sérieusement affectés par cette fivère inexpliquée", déplore le Dr Kiki Ramanandraibe, médecin-chef adjoint et directeur technique de l'Hopitaly Be, le plus grand hôpital de Toamasina. Le tiers restant a du mal à assurer le service. Un infirmier doit actuellement travailler pour trois et servir environ 50 malades par jour, se lamente ce praticien.
Depuis le début de février, une forte fièvre sévit à Toamasina et dans la région de la Diana, dans le nord-ouest de Madagascar. On doutait que cette fièvre aurait été le chikungunua qui sévit actuellement à La Réunion, à Maurice et aux Seychelles. Mais l'analyse des prélevements sur certains cas à Toamasina à l'Institut Pasteur de Lyon, en France, a montré que c'est la dengue.
"C'est de l'arbovirose, de la famille de la dengue classique. Ce n'est pas le chikungunya, d'après les informations que j'ai reçues du directeur général de l'Institut Pasteur. En tout cas, la reconfirmation sera faite ce lundi", a annoncé le ministre malgache de la Santé, Jean Louis Robinson.
La forte fièvre accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements, de douleurs musculaires et articulaires et une éruption cutanée semblable à celle de la rougeole, constituent les symptômes de la dengue. Mais le ministre Robinson se fait rassurant. "La maladie n'est pas sévère. La guérison peut être rapide: 3 à 5 jours".
Pour faire face à la dengue, le ministre invite tout un chacun, qu'il habite à Toamasina, Nosy Be (nord-ouest du pays) ou dans les autres régions non encore concernées par la dengue, à s'engager dans la campagne de démoustication. En effet, il n'existe pas de traitement spécifique ni de vaccin pour venir à bout de la dengue. "Nous allons mener une lutte anti-vectorielle et des comités d'hygiène seront incesamment mis en place dans chaque région pour entreprendre cette opération", déclare le ministre.
Si la dengue classique n'est pas dangereuse, la dengue hémorragique est, par contre, mortelle. Elle est responsable de plus de 20 000 décès par an dans le monde. Fin
|