Malheureusement, par manque de préparation et non encore habituées au milieu international du tennis de très haut niveau, nos joueuses n’ont pas pu dépasser le stade du 1er tour, même si chacun des matchs fut âprement disputé avec les encouragements de leurs parents respectifs qui avaient pu en partie faire le déplacement. Néanmoins, souhaitons-leur bonne chance et bon courage pour les épreuves techniques et morales qui vont jalonner leurs futurs parcours sportifs. Ce projet de qualifier une équipe nationale malgache pour l’édition 2008 du tournoi de Tarbes est né d’une idée du Président de la Fédération Malgache de Tennis, Mamy Rasolojaona qui souhaite initier un programme ambitieux pour les 5 prochaines années : développer une véritable élite tennistique malgache en commençant dès le plus jeune âge et capable de rivaliser avec les meilleurs mondiaux de leur catégorie.
"promouvoir à moyen et long terme la mise en place de joueuses et joueurs malgaches de très haut niveau"
La participation de jeunes malgaches à Tarbes 2008 n’est donc que la première étape d’un parcours de longue haleine qui demandera professionnalisme, rigueur et ambition pour toutes celles et tous ceux qui voudront bien se lancer avec une préparation minutieuse à l’assaut de la jungle tennistique de très haut niveau avec pour cible une qualification pour les Jeux Olympiques de Londres en 2012. Cette première étape a pu se faire grâce à un partenariat international public-privé qui a vu le concours de plusieurs acteurs : - la Fédération Malgache de Tennis à travers son président Mamy Rasolojaona et le Directeur Technique National Ravalitera Rafolomanantsiatosika ; - le Ninon Tennis-Club de Pornichet à travers son président Bernard Birgand ; - les autorités diplomatiques française à travers son Excellence Alain Le Roy, ex-ambassadeur de France à Madagascar ; - le cabinet A2Z Conseil à travers son Gérant Associé Zatovo Andrianjafy qui a délégué le coach international de tennis Christophe Serrière du Tennis Club de Paris. De plus, des sponsors ont permis de boucler le budget nécessaire : - la Compagnie Air Madagascar ; - la société de service en informatique de gestion ANDRIA Consultants, grâce à son directeur Lalatiana Andrianarijaona ; - la société de tour-opérateur GassyTour grâce à son directeur Philippe Frappat. Un peu avant le début du Tournoi, nous avions interviewé le Coach International de Tennis Christophe Serrière qui était nommé pour l’occasion Capitaine de l’équipe de tennis malgache pour ce projet Tarbes 2008. Avant d’écouter ses propos a posteriori, voici ses conclusions concernant cette première expérience riche en enseignements pour celles et ceux qui ambitionnent à Madagascar de promouvoir à moyen et long terme la mise en place de joueuses et joueurs malgaches de très haut niveau : Christophe Serrière : « Pour bien rebondir sur cette passagère désillusion, l’idée serait d’arriver à convaincre parents, enfants et instances sportives dirigeantes, qu’une organisation personnelle mise en place individuellement par une grande majorité des parents (par ailleurs de bonne volonté) aboutit forcément sur ce genre de résultat ! En effet, seule une action concertée avec un programme et des objectifs clairement définis permette d’obtenir des moyens conséquents pour donner des résultats significatifs et probants. Ainsi, grâce à une collaboration plus étroite entre partenaires publics et privés, nous pourrions certainement réussir à mieux optimiser le potentiel de chacun des joueurs et joueuses, toutes catégories confondues. Personnellement, je suis prêt avec le cabinet A2Z Conseil à accompagner ce projet d’élites tennistiques malgaches. La première étape serait tout d’abord de déterminer réellement parmi tous les acteurs de monde du tennis à Madagascar souhaiterait s’associer à l’éclosion de jeunes champions en mettant en place un programme précis d’entraînements et de participations à des tournois internationaux, régionaux, et nationaux. La deuxieme étape serait de budgétiser le coût de l’opération selon une méthode qui est appliquée partout dans le monde où le tennis est devenu une affaire de professionnels (ce qui bien sûr ne peut que rayonner et préserver les catégories amateurs et loisirs). La troisième étape serait bien sûr 
de lever des fonds, en sachant toutefois que chaque acteur de la chaîne devra aussi participer à leur juste mesure (Fédération et Parents notamment). Enfin, je dirais qu’il nous faut organiser un système rigoureux de détection à travers l’ensemble du pays pour trouver les perles rares qui auront un rôle d’exemplarité et de leadership (valeurs hautement symboliques pour la compétition sportive de très haut niveau). Et Madagascar en a le potentiel. ». |