pub
Bon Plans Eté !

Pret consommation en 24h


Location 4X4, circuits à Madagascar

Services

Promo Vol Paris Tana

 
Reportage Changer de couleur : Pink-Mena-Manga

02 JANVIER 2007 : Alfred Razafindratsira, spécialiste des plantes

"Les Fleurs Razafafindratsira", un nom familier à Madagascar lorsqu'il s'agit de commander des couronnes pour les mariages, célébrations ou décés. Dans la lignée de son grand-père, de son père et de son frère, Alfred Razafindratsira a consacré toute sa vie aux plantes malgaches, qu’il assimile joliment à des « ambassadeurs du pays ». Aujourd’hui spécialisé dans les plantes rares et endémiques, il est reconnu dans le monde entier comme un expert dont le travail est fondamental à la conservation de la diversité et de la spécificité malgache. Rencontre avec un homme passionné et passionnant.

Beaucoup de gens ne connaissent Madagascar que par les plantes. Prenons par exemple le Ravinala, « l’arbre du voyageur »


Bonjour Mr Razafindratsira. Tout d’abord, je vous souhaite au nom de toute l’équipe de Sobika.com une très bonne année. Que peux-t-on vous souhaiter pour 2007 ?

La santé et du travail. Et puis, pour la nature malgache, que les feux cessent. C’est un grand souhait mais…

On y reviendra justement un peu plus tard. Pouvez-vous d’abord vous présenter ? Il y a une grande tradition horticole dans votre famille mais à la base, vous ne destiniez pas forcément à ça. Comment vous êtes-vous finalement engagé dans cette voie ?

Depuis mon grand-père, ma famille travaille avec les plantes et les fleurs. Moi, ce qui m’attirait davantage au début, c’était plutôt la photo et le cinéma. Et puis il y a eu des naturalistes japonais qui sont venus à Madagascar dans les années 70, de véritables pionniers. Etant donné qu’il y avait déjà beaucoup de spécimens dans notre jardin, j’ai voulu les intéresser et les guider dans leurs recherches. C’est devenu une passion,

De quel héritage avez-vous pu bénéficier ? A quoi ressemblait alors l’entreprise familiale, et qu’en avez-vous fait ?

A l’époque, c’était une boutique familiale de fleurs coupées, on faisait des bouquets pour les mariages, des couronnes mortuaires…Mais moi, je me suis spécialisé dans les plantes endémiques de l’île. Depuis pas mal de temps, on travaille avec les jardins botaniques, les collectionneurs, les chercheurs, les spécialistes de palmiers, des plantes grasses, des orchidées. A notre niveau, nous essayons de faire un peu de conservation.

De quel équipement disposez-vous aujourd’hui ? A-t-il beaucoup évolué depuis que vous êtes dans le milieu ?

Ici c’est le bureau, et nous avons une pépinière de 3 ha du côté d’Ivato, dont les deux tiers sont déjà bien remplis. Je ne peux pas vous dire combien d’espèce on a, mais il y en a ! Des milliers ! Nous sommes cinq techniciens horticoles, et nous disposons d’un peu de matériel. Mais pour les analyses, on envoie à l’extérieur. D’ailleurs, nous travaillons surtout avec l’étranger. On n’exporte pas en grande quantité, mais on donne aux plantes locales la valeur qu’il faut. Dans le milieu, on se connaît tous, et l’internet a encore facilité les choses. Pour exporter, cela reste très compliqué, aussi bien ici qu’à l’arrivée, mais on connaît pas mal de gens. Pour en revenir à l’équipement, il y a désormais le GPS, qui est bien utile quand on a localisé une plante.

Mais il y a encore des espèces inconnues à Madagascar ? On en a pourtant déjà recensé plusieurs milliers…

On dit qu’il y a 10, 15 ou 20.000 espèces, mais des nouvelles plantes à découvrir, il y en a encore, croyez-moi ! Récemment, un palmier a par exemple été trouvé du côté d’Antsirabe. C’est moi-même et mes gars qui l’avons découvert, et un étudiant malgache va en faire la description. Et ce qui m’a fait particulièrement plaisir, c’est que le grand spécialiste mondial des palmiers, le docteur John Dransfield, lui a donné le nom de Beccariophoenix Alfredii, en hommage à mon travail.

Justement, comment procédez-vous pour vos recherches ? Trouver une nouvelle plante au milieu de la forêt primaire, cela ne doit pas être évident… Est-ce que vous allez vous-même sur place ?

Je vais moi-même le plus souvent possible sur le terrain, dans des endroits très difficiles d’accès où il faut se rendre en saison sèche. Parfois, il faut jusqu’à une semaine pour y parvenir, mais dans ce cas, il y a des gars que j’ai formé qui s’en chargent. Ils font des photos, rapportent des herbiers, et j’essaie ensuite de voir s’il s’agit vraiment d’une plante nouvelle. Si oui, on contacte alors des scientifiques extérieurs, pour que ce soit validé par les autorités internationales compétentes.

Mais quel est l’intérêt de tout ça ? En quoi est-ce utile de connaître parfaitement toutes les plantes existant sur l’île ?

Chaque nouvelle découverte est importante pour les scientifiques. Il y a tant d’espèces endémiques à Madagascar que c’est une richesse. Les plantes sont comme des ambassadeurs. Beaucoup de gens ne connaissent Madagascar que par ce biais. Prenons par exemple le Ravinala, « l’arbre du voyageur », celui qui sauve quand l’on n’a plus rien à boire. En entendant ce nom, on pense tout de suite à Madagascar. Pour la population en revanche, l’intérêt pour les plantes est surtout médicinal. Quand on est en province, ce sont les questions que nous posent les gens, de savoir comment ils peuvent utiliser la nature. Mais cela fait chaud au cœur quand je vois des gens très simples s’occuper de plante avec amour.

Comment voyez-vous l’avenir de l’environnement à Madagascar ? Faut-il réellement s’inquiéter de la destruction de la forêt, et notamment des feux de brousse ?

Ca, c’est un vrai fléau. Certaines orchidées sont menacées de disparition car on les trouve sur la côte est, là on fait le plus de brûlis. De même pour les palmiers, dont on utilise le tronc bien droit pour faire des maisons. Mais si on les cultive, on limite le risque. C’est pour ça que moi, je suis contre la préservation passive. Les plantes, il faut les aimer, les toucher…Pour faire cesser cette destruction sauvage, il faut arriver à vaincre la pauvreté. Les gens n’auront alors plus intérêt à aller en forêt et à brûler pour améliorer leurs cultures. Le gouvernement a pris des mesures politiques pour la défense de l’environnement, mais c’est un grand travail. L’île est énorme, il faut bien commencer un jour et on verra donc. On dit que Madagascar est le sanctuaire de la nature, et il ne faut surtout pas renoncer.

Ce sanctuaire est de plus en plus prisé par les touristes. N’y voyez-vous pas un risque ? Comment s’assurer que les visiteurs ne vont pas faire plus de mal que de bien à l’environnement ?

Il ne faut pas avoir peur. Quand c’est bien organisé, il n’y a pas de problèmes. Ceux qui viennent, c’est parce qu’ils aiment la nature, donc je ne vois pas pourquoi ils saccageraient notre patrimoine.

Pour finir, avez-vous justement un message à faire passer aux lecteurs de Sobika ?

Il faut venir à Madagascar admirer la nature. C’est quelques chose d’unique, à faire absolument dans sa vie. On peut aller au sud, au nord, à l’est, à l’ouest, partout c’est le même émerveillement. Et il n’y a pas que les plantes, il y a aussi tout simplement les Malgaches…


Merci pour cette entrevue et encore une fois, une bonne année !

Antananarivo, Recueilli par Léo Ratsimbazafy

 

LA BOMBE SPEAR O MIC EST ARRIVEE !!


"25" est disponible en exclu sur www.labootika.com !
11 euros, prix vert ! Quantité Limitée !!

"Inclus le Tube Ianao avec Anyah"
feat Marion, Anyah , Spy D, Loréna
Un beau CD à découvrir !
commandez le ici !


Retour Home

 

Soirées malagasy

Services Madagascar
annonces
Marseille Tana

LoveGasy.com
ChainesReportages photosTélévision Malagasy Radio Sobika Interviews Vidéos gratuites ArchivesTous les éditosServices Inscription Newsletter Les Sites Malagasy La Toolbar Sobika CD-DVD-livres gasy Ma sobika Contact Rédaction Contact Publicité Investor Relations
Paris Antananarivo : les billets et vols disponibles.
Madagascar Copyright Sobika.com ©2001-2006 Archives | Publicité | Contact| pret à la consommation |Investor Relations | Cd DvD VCD de Madagascar
Video de voyage | Kits Graphiques Gratuits | Billet Madagascar | Vol Madagascar Vol Paris New York - 1 Credit auto? Credit voiture Credit Conso 2,9%
Depuis 2001, Sobika.com parle de Madagascar autrement et met en valeur l'action quotidienne des malgaches dans le monde.