Il est parmi les artistes malgaches dont la renommée reste éternelle malgré la distance qui le sépare de ses fans. Il a bercé bon nombre de générations avec ses chansons langoureuses et mélancoliques qui ont traversé le temps sans aucune ride.
Aujourd’hui professeur de musique à Lyon, Nônô n’oublie pas pour autant ses fans à Madagascar et peut-être un concert de retrouvailles pour cette année. Interview de l’artiste au CGM lors de son passage à Mada
Agence Transfer Express à Analakely Antananarivo
"je voudrais aussi partager un peu de mon expérience en France aux musiciens malgaches dans le cadre d’un master class."
Il est parmi les artistes malgaches dont la renommée reste éternelle malgré la distance qui le sépare de ses fans. Il a bercé bon nombre de générations avec ses chansons langoureuses et mélancoliques qui ont traversé le temps sans aucune ride. Aujourd’hui professeur de musique à Lyon, Nônô n’oublie pas pour autant ses fans à Madagascar et peut-être un concert de retrouvailles pour cette année. Interview de l’artiste au CGM lors de son passage à Mada.
Sobika : Bonjour Nônô ! Ça faisait longtemps qu'on ne t'avais pas vu sur le sol malgache !
Nônô : Bonjour à tous ! (rires) eh oui ! presque 6 ans que je n’étais pas revenu au pays. « Inona ny vaovao ? »
Sobika : Justement, j’allais te poser la question, inona ny vaovao ?
Nônô : Et bien, pas beaucoup de nouvelles sauf que je suis content d’être de passage et rencontrer ma grande famille composée de mes fans. Puis, je voudrais aussi partager un peu de mon expérience en France aux musiciens malgaches dans le cadre d’un master class.
Sobika : Parle nous un peu de ton parcours musical en France
Nônô : Et bien, je suis parti de Madagascar dans les années 80 pour approfondir la musique car je voyais que l’écoute musicale avait ses limites. Je me suis inscrit au Conservatoire de Villeurbanne et ensuite j’ai enseigné la musique, chose que je pratique jusqu’à maintenant.
Côté musique donc, j’ai pas mal joué dans des groupes de jazz ici. Une chose que je tiens à souligner, apprendre la musique ne fait pas de nous un génie. Ça aide le musicien à gagner un temps précieux dans ce qu’il entreprend mais l’idée est fausse que sorti d’un conservatoire, un musicien devient le « maestro » du monde.
Sobika : Y a-t-il un concert en vue lors de ton passage ?
Nônô : Non ! pas pour l’instant car je ne suis là que pour quelques jours. Je ferais une émission Live de télé à la MBS et c’est tout ! mais j’aimerais bien revoir mes fans lors d’un concert et il y a un projet quelque part qui espérons le, se réalisera pour le mois de novembre.
Mais vous savez ! j’ai hâte de revoir cette grande famille car je n’existe pas sans mes fans, mes chansons sont leurs chansons : « ny hiranao no hirako » (rires !!!)
Sobika : Et pour un album ?
Nônô : ça, oui ! en fait je suis pressé de sortir un coffret de mes chansons. Pas un best of mais un coffret qui renfermera mes anciennes chansons avec les anciens arrangements (pour les conservateurs) mais aussi des chansons avec le Nono qui a évolué dans la musique. Cela fait cinq ans que je suis sur ce projet et je compte bien sortir ce coffret lors de mon prochain passage à Madagascar.
Sobika : Tu ne montes pas souvent sur scène en France ?
Nônô : Si, bien sur !! j’ai fait pas mal de concert de variétés dans les grandes villes de France comme Paris, Lille, Grenoble… C’était surtout des concerts pour la diaspora malgache. Mais j’aimerais bien un jour participer à un festival où je pourrais exprimer ma musique, la variété malgache.
Sobika : Merci Nônô et au plaisir de te revoir bientôt au pays !
Nônô : c’est un plaisir. Oui, je ferais tout mon possible pour être ici cette année et monter un spectacle. Mais aussi de continuer l’atelier de musique que j’ai commencé ici au CGM. Lors de mon retour, je n’oublierais pas le « voan-dalàna » pour mes fans.
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