
"Grace à Précision Communication, Les RNS seront diffusées en exclusivité sur la chaine nationale TVM du 26 avril au 6 mai"
Samedi dernier, un regroupement de partis politiques de premier rang se sont réunis pour créer le front pour la sortie de crise. Parmis eux
le MDM de Pierrot Rajaonarivelo, le Monima de Monja Roindefo, le Grad Iloafo de Tovonanahary Rabetsitonta, le CERES de José Rakotomavo, l'AME de Clément Ravaliosaona, l'AREMA, le FIDEM, le HPM, le FRDC. Un document a été annoncé à la presse et prévu pour être rapporté à Pretoria. Interview de José Rakotomavo, un des membres de ce front
Pourrait-on savoir la raison d'être de votre groupement ?
Des membres de la société civile et des membres de la société économique ont constaté que la gestion des affaires nationales est bloquée. Aussi, nous avons décidé de se concerter pour voir comment faire pour avancer les choses. Des accords politiques ont été signés dont la charte de Maputo, l'acte additionnel d'Addis Abeba mais à chaque fois que ces accords devraient être appliqués, il y a toujours blocage.
Comment allez-vous présenter la sortie de crise ?
Cette rencontre de Pretoria peut être une porte de sortie car la population n'en pouvait plus. Le coût de la vie, l'inflation, l'insécurité,… personne ne veut rester longtemps dans cette situation. Donc, c'est la motivation des groupes qui se réunissent actuellement, sortir le pays de la crise. Pour cela, les partis, groupement, de même ou d'opinion divergente, se sont convenus de mettre en place un manifeste pour la sortie de crise.
Y a-t-il une raison particulière à la rencontre de ce jour ?
Cet après midi a été consacré pour la signature de ce manifeste après 4 semaines de travail. Nous ne sommes pas tous représentés ici ce jour mais vu le caractère urgent de la chose, les autres signataires nous rattraperont en cours. Pour l'heure, nous préparons ce document pour être rapporté à Pretoria dans les jours qui viennent. Parmi les points traités dans ce manifeste, il y a le respect des droits de l'homme, la liberté d'expression, l'Etat de droit,…
Est-ce que votre manifeste s'adresse uniquement aux médiateurs ?
Dans notre démarche, nous nous adressons aussi aux forces de l'ordre. Et cela pendant les périodes d'exécution des accords politiques établis à l'extérieur ou à Madagascar. Que l'armée devient une force d'application et le garant de l'exécution des accords politiques signés.
En cas d'échec de Pretoria, est-ce que le Front s'arrêtera là ?
En cas d'échec des rencontres à l'extérieur, nous restons toujours une force politique et sociale œuvrant dans la résolution de la crise. Nos actions vont se poursuivre suivant une dynamique de sortie de crise et donc nous allons nous préparer pour cela.
Recueillis par Prisca R