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Le Groupe Njila
: de gàd :Mamy, Solofo, Njila et
Ramaka
C'est
un plaisir de vous recevoir le groupe
Njila presque au complet en plus ! C'est
vrai que vous vous faites rares dans les
médias et pourtant vous êtes
un des seuls artistes malagches a avoir
rempli des stades lors de vos concerts.
Est ce que vous pouvez nous racontez l'histoire
de "Njila", groupe dont Poopy
était la chanteuse ?
C'est
vrai, c'est la première fois que
Njila , le groupe, s'exprime publiquement
depuis notre arrivée en France.
L'histoire
du groupe début en 1975 lors d'une
fête du Fokotany d'ambatoraoka.
Etienne Rambotiny ( Bouboul, émininent
professeur de guitarre ) m'avait demandé
de faire une animation musicale.
Avec l'aide d'amis
, j'ai donc monté le groupe qui
s'est appelé Njila, rapport a mon
surnom d'enfance.
Vous
jouiez déjà vos propres
compositions pour vos premières
apparitions. Quelle était votre
influence musicale ?
Vous
savez, j'ai fréquenté toutes
les couches sociales dans ma vie. De mes
amis de quartiers comme Jean Claude à
Norbert Ratsirahonana par exemple et que
je salue tous les deux. J'adorais voir
les combats de coqs, la musique vakondrazana
qui entourait ces combats, je fréquentais
la chorale andvantiste de Mandrosoa...ect.
Mon inspiration musicale est née
de toutes ces rencontres et expèriences
de la vie que j'ai faites. C'est un vrai
mélange de musique classique, de
tradition, de folk, de moderne...Jusqu'à
ce jour, je n'arrive pas à définir
précisément ce qu'est la
musique de Njila
Qu'est
ce qui a déclenché l'envie
de poursuivre la vie du Groupe Njila?
C'est
une rencontre . Une rencontre qui a été
trés importante pour nous en la
personne de Mme Simonette. Désolé
, je ne me rappelle plus son nom car tout
le monde l' appelait Mme Simonette ! Elle
travaillait à la RTM et a cru en
nous trés fort. Elle a permis la
production et la diffusion radio de "Jeux
Interdits" en version malagasy (
Célèbre théme musical
du film ). Ce titre nous a donné
une notoriété naissante.
Dans la foulée, en 1976, nous avons
sorti notre premier 45T chez Discomad
( Je salue Jean François de Commarmond
). Font partis alors du groupe entre autres
Solo Razafy et Solofo Razafindrakoto.
Nous faisons alors notre 1er vrai concert
à la Tranopokonololona d'isotry
( L'Olympia malgache de l'époque
!). Nous avons reçu les encouragements
de Dadavy, Bessa et Henri Rasimbazafy
qui m'a dit "continue". Ce concert
qui est intervenu un mois aprés
la mort de mon père nous a lancé.
Jusque
là, le groupe Njila ne comptait
pas encore de chanteuse. Comment est née
la chanson "Hilazao", 1er tube
du groupe et première apparition
de d'une chanteuse avec Voahangy ?
C'était
en 1977 et c'est encore une rencontre
qui a permis cela . Je recois un appel
de Soafara Rasolofinjatovo de la Radio
malagasy. Elle voulait faire l'enregistrement
d'une chansons "Hilazao".(
Nb Sobika : A l'époque les artistes
enregistraient leurs morceaux aux studio
de la radio sans forcément les
sortir en k7 ou vinyles ) A cette
époque , nous avions parmis nous
Solofo Ranarivelo, célèbre
compositeur et instrumentaliste malgache.
Il connaissait une chanteuse , Voahangy.
Nous avons fait un essai et c'est comme
cela qu'est apparue la première
chanteuse du groupe.Mais l'expèrience
avec elle aura été courte
car elle partit continuer ses études
au Canada.
1977
c'est aussi Tamatave et une rencontre
importante pour Njila ?
"Njila"
: Oui ! Oui ! C'est l'année ou
j'ai rencontré Ramaky ! Je passais
mon Bac à Tamatave et j'ai rencontré
Ramaka par l'intermédiaire de Tatou
( Nb Sobika: Célèbre
guitariste malgache et non le Duo féminin
russe !). Il était beaucoup
plus inspiré par Mahaleo et Lolo
sy ny Tariny. Moi je cherchais une personne
avec qui je pouvais bien m'entendre. Ca
fait 26 ans et on est toujours ensemble
!! Mais c'est aussi beaucoup de souvenirs
comme notre concert à l'Alliance
Française avec Bessa et Lolô.
"Hilazao" interprété
par Haja, notre seconde chanteuse a fait
un carton. (Nipaoka!). C'est aussi cette
année là que j'ai mis un
an pour écrire une chanson culte
du groupe "izahay sy malala".
"Ramaka"
. Ah Cette
chanson !! J'ai vu comment elle a mis
un an pour être écrite !
1 an pour écrire cette chanson
!
Vous
aviez donc fait le choix d'intégrer
définitivement une chanteuse. Pourquoi
ce choix ?
"Njila"
: Il faut se remettre dans le contexte.
Mahaleo et Lolô étaient les
références du moment. Ces
2 groupes avaient des chanteuses, mais
les chanteuses n'étaient que des
interprètes. Ils pouvaient continuer
le groupe sans chanteuse fixe. C'est un
peu l'idée que j'avais pour Njila.
Depuis le début, je voulais montrer
que le groupe, les compositions, étaient
plus importantes que l'interprétation.
Solofo
: Il faut dire que c'était
aussi un choix artistique car une voix
féminine apportait un plus aux
compositions du groupe.
D'ailleurs
c''est bien avec une chanteuse que le
groupe a vraiment explosé ! Le
succés est venu comment ?
Le
méga succés est venu avec
une chanson "Rivotra" ( qui
fait parti du patrimoine malgache maintenant
!) et c'est vrai, de l'intépration
de notre nouvelle chanteuse qui était
Poopy. Elle était encore trés
jeune à l'époque.
Comment
Poopy a t elle intégrée
le groupe ?
Au
début , je ne voulais pas de chanteuse
fixe. Mimila, un guitariste du groupe
nous a présenté sa nièce
qui n'était autre que Poopy. Elle
était encore étudiante.
Nous l'avons rencontré et elle
a chanté uen chanson de Jeanne
Manson devant moi. J'ai été
ok tout de suite. Jeanne Manson, c'était
original !
L'intépretation
de "Rivotra" par Poopy a tout
changé pour le groupe?
Oui!
Quand le titre est passé à
la radio, l'instrumentaion, la composition
et la voix de Poopy ont donné quelque
chose de nouveau dans la chanson malgache.
Le titre a eu un succés incroyable.Tout
le monde chantait cette chanson. C'était
en 1981. On a enchainé avec un
concert cabaret qui a attiré beaucoup
de monde , mais l'organisateur nous avait
escroqué. Nous n'avions rien touché,
pas un centime. J'ai été
trés décu. Je voulais arrêter
le groupe.
"Ramaka":
Njila est venu chez moi en larmes ce jour
là. Il voulait tout arrêter.
Mais on a continué.
D'autant
qu'avec "rivotra" c'est le début
des tournées et concerts?
Oui
, nous avons organisé ( Fin 82
)notre premier vrai concert au CCAC et
vu enfin la couleur de notre argent !
Le style Njila s'affine au fil des tournées.
Nous avions 4 voix et beaucoup de musiciens.
C'était le style Njila. Mais le
groupe était encore hétérogène.
Mamy, le bassiste actuel, a intégré
le groupe puis plus tard, Hery son frère
durant ces périodes de tournée.
Mamy avait chanté "rivotra"en
3ème voix et j'ai dit ok ! Mais
le concert important de cette période
reste un concert au Roxy en novembre 83.
Pourquoi
est il important ?
Parce
qu'il marque notre rencontre avec Solofo
! Il était dans le public ! Mais
aussi et surtout parce que nous commencions
a être trop nombreux sur scène
! Il n'y avait personne pour gérer
le groupe.
"Solofo":
Ce concert, pour moi qui était
dans le public, c'était la rencontre
entre l'ancienne génération
Njila et la nouvelle génération
Njila. Sur scène, il y avait jusqu'à
14 personnes qui formaient le groupe !
Le concert était complet et c'était
un super concert mais a la fin, l'ancienne
génération de musiciens
de Njila a laissé la place à
la nouvelle. Le groupe se fixe.
"Njila":
Sur un enregistrement, je crois
que j'ai la voix de Solofo qui crie lors
de ce concert !
Cela
amène à l'arrivée
de Jean Victor Rakotoniaina qui sera le
manager du groupe ?
Oui
et elle a été bénefique
pour le groupe ! Comme dans tous groupes,
des histoires sont nées entre les
uns et les autres et pour la cohésion
ce n'était pas bon. Il a pris en
main le groupe. Il était bon amnager
et avait de bonnes idées. Le fameux
dépliant Njila avec les paroles,
c'est lui qui a lancé ça.
On a retrouvé ce dépliant
dans tout Madagascar!
Les
mythiques concert d'Antsahamanitra, cela
vient de lui aussi ?
Jean
Victor était un inconditionnel
de rivotra. C'était fin 85, il
voulait vraiment organiser un concert
a Antsahamanitra . Il faut savoir que
ce lieu était mort et que personne
n'y jouait. Ce premier concert a lancé
la légende de Njila a Antsahamanitra.
Le concert était plein a craquer,
mais à craquer !, et il pleuvait
, il pleuvait ! Mais le public n' a pas
bougé ! On a joué dans une
ambiance !! C'était magique.
C'est
pour cela que jouez tout le temps a Antsahamanitra
?
Oui,
parce que Njila est indissociable de ce
lieu. Pour notre prochaine tournée
( Ete 2003 ) a Madagascar, on va jouer
la bas et non au Palais des sports. On
pourrait mais la magie n'est pas la même.Pour
le public et nos fans, Njila = Antsahamanitra
Aprés
le concert de 1986 pour votre Xeme anniversaire,
toujours a Anstahamanitra, vous devenez
l'égal des plus grands et jouez
dans des stades de 50 000 personnes .
C'est l'époque de l'apogée
de Njila ?
Oui
pleinement ! de 1986 ( Xeme anniversaire
du Groupe ) à 1990 nous avons tourné
partout et c'était plein partout
! Nous avons rempli plusieurs fois le
stade de Antsonjombe ( Analamahitsy, Tana
). 50 000 personnes payantes sans compter
toutes les personnes qui sont entrées
par leurs propres moyens ! et plusieurs
fois ! Nous avons été élu
groupe de l'année en 89 devant
Rossy lors su concours STAR . C'était
le méga succés et artistiquement
, le groupe avait pleinement trouvé
son style.
C'était
aussi les premières sorties internationales
?.
Jouez à
l'extèrieur de Madagascar c'était
une question de prestige. Ce n'était
pas comme aujourd'hui. Avant, personne
ne jouait en dehors Madagascar. En 1988,
nous avons joué à la Réunion.
On a fait venir Datita Rabeson et Riri
pour nous accompagner. On a partagé
l'affiche avec l'Affaire Louis trio et
on a cartonné ! Nous sommes revenus
une seconde fois sur invitation pour jouer
avec Manu Dibango.
Le
succés a-t-il eu des répercussions
sur le groupe ?
Avec le succés
sont arrivées les dissenssions.
Nous étions jeunes et surement
pas préparés. On était
trop sollicités .Nous avions pris
la grosse tête. Jean Victor a craqué
et a quitté le groupe. et nous
étions toujours trop nomberux sur
scène. 17 personnes lors de notre
concert STAR de l'année ! C'était
trop.
Le
concert prévu au Bataclan en France
en 1990, c'était une fuite en avant
pour le groupe ?
C'était
une question de prestige avant tout .
Aucun groupe malgache n'était venu
en europe faire le Bataclan. La salle
était pleine ! Poopy avait décidé
de ne pas suivre cette aventure, car nous
voulions continuer en dehors de Madagascar.
Auparavant, que Mamy quitte le groupe
pour s'installer en France. Mais c'est
vrai qu'une fois arrivés en France,
nous avons choisi des chemin différents.
Vous
êtes passés alors du succés
à un relatif anonymat. Regrettez
vous ce choix d'être venu en France
?
"Njila"
: Non
je ne regrette rien, c'est la vie et c'est
comme ça.
"Solofo"
. C'est
clair qu'avec le recul, maintenant que
nous sommes plus murs, je n'aurai pas
pris les mêmes décisions.
En arrivant en France, on avait des choix
de vie a faire.
Quelles
sont vos relations avec Poopy maintenant
?
"Njila"
: Chacun
fait son truc.
"Solofo"
. Poopy
était un peu l'égérie
du groupe mais elle a appris beaucoup
avec Njila. Personnellement, j'ai de bonnes
relations.
"Ramaka"
.
J'ai été comme son grand
frère pendant des années.
Lors de son dernier passage a Paris (
Janvier 2003 ), je l'ai aidé pour
des problèmes de bagages.
Njila
revient en concert le 28 Juin avant une
tournée a Madagascar ?
Mamy
Oui cela va être le grand
retour de Njila. Nous jouerons nos tubes
et de grandes chanteuses comme Soafara,
Mbolatiana et Pasty interpreterons plusieurs
chansons. Ca va être un grand momemt
de retrouvailles et d'émotions.
Il ne faut pas rater cela !
Merci
à tous pour ces réponses
Rendez
vous donc le 28 Avril, Espace Congrés
les Esselieres, Villejuif pour un grand
concert de Njila. Pour ceux qui ne connaissent
pas "Rivotra", c'est l'occasion
ou jamais !
contact : gasymusic@chello.fr
DETAILS DE
LA SOIREE NJILA A VENIR SUR SOBIKA
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